POMEROL by Jean Claude DESMARTY

PRESSE


Guide HUBERT 2012

icone Rouge

Nez épanoui, dans le style floral suave, fruits rouges fondus, minéral, bouche tout aussi aromatique, charnue, vigoureuse et fraîche.


Une dégustation des pomerols 2007, 2008 et 2009 au Georges V à Paris


26 octobre 2011 par Rédaction iDealwine
Pomerol, un joli nom de vin plein de promesses, qui se prononce avec gourmandise dans tous les pays du monde. Les trois derniers millésimes tiennent-ils ces promesses ? Réponse verre en main !
Les châteaux et domaines du Syndicat Viticole de Pomerol ont présenté à Paris le 24 octobre leurs vins des trois derniers millésimes à avoir été mis en bouteille : 2007, 2008 et les très attendus 2009.
Une petite cinquantaine de châteaux ou domaines étaient présents, ce qui a permis de réaliser une intéressante dégustation comparative croisée entre producteurs et millésimes.
Commençons par les années pour lesquelles il est vite évident – ce n’est pas un scoop ! – que 2007 et 2009 se situent, sinon à des extrêmes, en tout cas s’opposent en caractère. 2007 est clairement un millésime où les maturités se sont parfois révélées un peu “limite”. Le piège consistait alors à trop extraire et produire des vins à l’amertume végétale peu aimable…
A l’inverse 2009 est une année vraiment solaire, pour laquelle le risque consistait à basculer vers la surmaturité, avec des vins lourds, presque écœurants.
Quant au millésime 2008, il se situe entre les deux, avec parfois de très beaux équilibres à la fois gourmands et frais. Mais attention ! Nous avons là affaire à un millésime assez hétérogène. Les vignobles bien travaillés s’en sont bien sortis. Les autres nettement moins…

Les confirmations
Château Beauregard : un très joli 2008 dense et tendu resté très frais sans doute grâce à une proportion importante de cabernet franc (30%) dans l’assemblage.
Château Le Bon Pasteur : ce serait un comble si le savoir faire de Michel et Dany Rolland ne se ressentait pas dans leur propre domaine. Le 2007 et le 2009 présentés sont donc des vins réussis dans un registre doux et très policé, facile à apprécier.
Château La Conseillante : on ne sera pas surpris que les vins de ce château restent au sommet de l’appellation. Ici un 2008 dense mais très délicat avec une classe aromatique indéniable. Le 2009 possède un jus magnifique, suave et intense, bien mûr sans excès, une texture douce et qui finit sur la fraicheur. Très beau !
Château Gazin : sans doute le plus beau 2007 présenté ce jour là. Nez graphité, délicat. Bouche dans le prolongement du nez, beaucoup de finesse et d’élégance. Finale dynamique, qui excite les papilles. Le 2009 est dense et très mûr mais un peu moins fin, moins élégant.
Château Hosanna : un 2008 et un 2009 qui possèdent une incontestable classe aromatique et une jolie matière goûteuse, dense mais fraiche (sans doute, là encore, l’apport de 30% de cabernet franc). Le 2009 est particulièrement juteux, à la fois dense et étiré. Très sensuel et hédoniste !
Clos Saint-André : un tout petit vignoble (0,6 ha !) travaillé comme un jardin par Jean-Claude Desmarty qui s’occupe de tout, de la vigne au vin. Si le 2008, un peu rustique, ne nous a pas emballé, le 2009 est un très joli vin. Raisins à la juste maturité, matière “sincère”, sans artifice (on ressent le côté artisanal inévitable dans cette micro propriété), de la personnalité, du caractère, mais beaucoup de finesse aussi et une matière goûteuse. Très intéressant.
Suite de l’article

GUIDE HACHETTE 2005


Clos Saint-André 2005

En 2004, Jean-Claude Desmarty a repris cette micropropriété familiale créée par son arrière-grand-mère. Il en assure seul l'exploitation et la commercialisation. Son pomerol naît de vieilles vignes de merlot (90 %) implantées sur des graves sablo-argileuses. Les dégustateurs sont tombés sous le charme de sa robe profonde à reflets grenat et de son bouquet frais, ouvert sur de délicates notes de fruits confits et de boisé. Sa bouche souple, grasse et persistante, imprégnée d'arômes fruités, est étoffée d'une trame de tanins enrobés.
Un pomerol fait pour la garde, que l'on associera dans cinq à huit ans à un agneau braisé, à une cuisine sucrée-salée ou à un dessert au chocolat.

MADROSE


Clos Saint-Andre
One of the smallest estates in Pomerol at just under a hectare in size, Clos Saint-Andre is truly a one-man show, run by Jean-Claude Desmarty.  The first vines were planted in 1923 by Jean-Claude’s great-grandmother, Alice Desmarty, as part of a polycultural approach that included several vegetable plantings and she sold her wines to local merchants.  The next two generations allowed outside vignerons to tend the vines and make their own wines; thus, Jean-Claude is the first in his family to produce estate-bottled Pomerol under the Clos Saint-Andre name.  The first wine to be bottled was the  2004 vintage. Jean-Claude treats the tiny vineyard like a garden and refers to himself as a gardener rather than a viticulteur, as he works each vine by hand, with no mechanical aides.  Many of the original vines, planted in 1923, are still alive and healthy, though the average age is now (as of 2011) just above 60 years.  The low yields of well-aged vines allow him a mere 35 hectoliters per hectare, below the typical Pomerol levels of 49hl/ha.  A typical Pomerol encepagement of majority Merlot (approximately 80%) with the rest a combination of Cabernet Franc and Cabernet Sauvignon is planted in the clay-rich soils, with all of the harvested fruit going into the wine each vintage.  The concept of an assemblage, where a blend representing the estate is selected and produced, has no place at a small domaine where each healthy grape is necessary. When the grapes ripen, Jean-Claude calls together a small group of family and friends and completes his harvest in about five hours, with all fruit carried into the chai in bags loaded on people’s backs.  Next, the group works to sort the fruit before adding them to the stainless steel tanks where fermentation will take place.  No tractors or pumps are involved, every action is by hand, allowing for the highest possible standards when selecting the grapes that will make up each year’s wine. Vinification lasts about three weeks and is entirely manual, using grapes, two arms, thoughtfulness and care as tools.  Alcoholic fermentation occurs spontaneously, initiated by the indigenous yeasts found on the grape skins, followed by a natural malolactic fermentation.  The wine spends 16-18 months in barrels, of which a small portion is new oak.


Le Vin Des Cousins


Vendredi 13 janvier 2012
On En Tient Un !

Stacks Image 417


Ces dernières années les vins du bordelais ne nous ont pas souvent fait de l'oeil. Quand le vin était bon, il arrivait que le propriétaire soit imbuvable. Mais ça y est, nous avons enfin été mis en présence d'un très bon Bordeaux - un Pomerol en fait -  produit par un jeune vigneron sympathique conscient de son histoire familiale et animé d'une passion qui peut certaines fois manquer à ses collègues locaux.
Sur une micro propriété de 1ha, Jean-Claude Desmarty, la trentaine, produit un vin "
comme il imaginait que le vin doit être produit avant d'en faire lui même"
Le Clos Saint André, acheté par son arrière-grand-mère est passé entre les mains de plusieurs fermiers avant que Jean-Claude ne décide de "jardiner" son domaine. Je dis jardiner car il fait tout lui même en utilisant très peu de mécanisation.
Les vignes de merlot (majoritaire), cabernet franc et cabernet sauvignon ont une bonne soixantaine d'année. Travail des sols, levures indigènes, réflexion sur le rôle de la surface foliaire et gestion de l'enherbement.
Tout ce qui nous plaît.
Alors on goûte. Bon, comme on goûte peu de Bordeaux, on a peu de point de comparaison avec des quilles du même acabit. Ce 2006 à une texture très agréable, très "velours", assez élégant. Il y a aussi beaucoup de fraîcheur, la matière met immédiatement sous le charme. Le fruit qui ne se livre pas encore semble t'il,  est malgré tout très présent, bien mur, jamais trop.
Peu à peu on glisse vers de fugaces arômes de torréfaction et épices douces, tout en retenue. Devant tant de grâce on imagine une épaule à peine dénudée. Le vin est délicat mais pas fragile, aérien, gracieux et intelligent dans sa manière d'être.
Wah ! Le bordelais peut aussi être ce genre d'expérience !

Vous imaginez bien qu'avec 1ha, Jean-Claude n'a pas pléthore de bouteilles à vendre.
Mais bon, on connaît une petite cave qui doit encore en avoir quelques unes, et si cela vous interesse, on pourrait vous donner l'adresse (par mail perso, histoire qu'il n'y ait pas un rush sur cette perle rare).
P-S : je m'aperçois en enregistrant ce billet que la catégorie "Bordeaux" n'existait pas sur le blog, merci au Clos Saint André d'avoir provoqué sa création.